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Colombier Dubois Stéphane

Publié le par M. Dubois Stéphane

Présentation :  Je suis colombophile depuis l'âge de 13 ans et j'ai commencé à jouer aux pigeons en 1982 à la Société Colombophile du Pays de Montbéliard en Franche Comté, 7ème Région de France.

J'ai débuté sur les conseils d'anciens amateurs de ma société et en particulier de Claude Dutreux, un colombophile du nord venu travailler en Franche Comté et colombophile depuis 1954. Mais c'est mon ami alsacien et professeur Emil Ditzler qui m'a appris les ficelles du veuvage total.

Je suis colombophile en Charente à la société colombophile de Jarnac depuis 2015 et j'habite Saint-Michel, tout près d'Angoulême.

Les colombiers : Je suis en ville et mes colombiers sont au fond du jardin. Le colombier principal est en fibrociment avec isolation bois et deux autres colombiers en bois complètent l'installation de chaque côté formant un « U » orienté Sud-Est. L'ensemble est équipé UNIKON.

La colonie : Le principe est d'avoir trois équipes de 40 pigeons : 40 mâles, 40 femelles et 40 jeunes. Je n'ai pas de reproducteur, tout le monde voyage. Pour cet hiver 2020 – 2021, j'ai mes 40 couples + 12 tardifs principalement des jeunes femelles.

Ma colonie repose sur les Maurice Besse de Saint-Preuil (16), quelques pigeons de Michel Delcourt et de Daniel Boisson et une super femelle d'Eric Chamoulaud.

Méthode de jeu : Je joue le veuvage total. J'accouple mes pigeons le 09 février de chaque année et je laisse élever un seul jeune par nid. Les femelles sont assez vite séparées, avant une nouvelle chasse à nid et les mâles finissent seuls de s'occuper du jeune jusqu'au sevrage.

Les mâles volent chaque jour en premier le matin dès le levé du jour. Puis vient le tour des femelles et enfin en dernier, les jeunes. Chaque groupe vole une seule fois par jour. Pas de contact entre groupes, même visuel, chaque compartiment étant équipé d'un spoutnik avec un volet.

Mes pigeons sont entraînés en direction du nord en suivant la Route Nationale 10 par facilité, 10, 20, 30 puis 40 km. Pas plus loin, je répète si nécessaire des lâchers à 40 kilomètres. Les mâles et les femelles ne sont pas entraînés en même temps.

Puis arrivent les concours. Je pense qu'il est utile de faire des entraînements qu'en prévision des concours. Attention que la forme n'arrive pas trop vite ! Je suis parfois obligé de réduire les volées.

Je crois aussi qu'il est nécessaire de faire des entraînements avec plusieurs amateurs car le sens d'orientation doit se travailler et dès le plus jeune âge.

Toute la colonie part en concours chaque semaine.

Le jour de l'enlogement, j'ouvre les cases et je retourne les nids. Les mâles comprennent vite et foncent sur les nids. Ils sont enfermés à demi-casier. J'ouvre ensuite aux femelles qui se précipitent vers leurs mâles. Puis, j'interviens rapidement casier par casier. La femelle glisse vers son mâle que je retire pour être mis en panier. Pas de contact, juste une approche. Je fais ainsi avec toutes les cases en prenant soin de ne pas commencer par les mêmes chaque week-end. Je laisse les femelles sur les nids environ 30 minutes avant de les retirer pour les mettre en panier. Tout le monde part au concours. Au retour, le couple se retrouve aussi longtemps qu'a duré l'épreuve. Avec ce système, j'attrape facilement tous mes pigeons pour les mettre en panier.

Soins et alimentation : Les colombiers sont nettoyés chaque jour au moins une fois. J'ai deux jeux d'abreuvoirs, un qui sèche 24 heures 00 pendant que l'autre est au colombier. Et j'alterne. La poussière est régulièrement aspirée. Les casiers et les planchers sont passés à la flamme plusieurs fois par an.

Depuis l'automne 2015, aucun médicament n'est administré à mes pigeons. Jean-Pierre Duchatel qui est invité chaque année à notre journée colombophile s'occupe de la santé de mes pigeons et me conseille. J'emploie volontiers le phytoform toute l'année. Mais aussi le phytopulmo en période de concours et le phytobiotic pour les pigeonneaux et au moment de la mue. J'aime aussi donner de l'ail, de l'oignon, de la betterave, des carottes, du thym et du romarin du jardin. Et un mélange de grit que je renouvelle tous les deux jours. De temps en temps, je leur sers aussi sur la graine de l'huile de lin avec de la levure de bière.

Tous les pigeons sont vaccinés contre la paramyxovirose et la paratyphose chaque année. Les pigeonneaux sont vaccinés une seconde fois 30 jours après la première injection pour rappel.

Je leur mets toute l'année deux fois par semaine un bain avec du sel et du vinaigre. Ils ont tous une goutte par an après la mue d'U200 Schroeder (Ivomec à effet prolongé).

Après le dernier concours, les pigeons sont accouplés pour couver successivement des œufs en plâtre. J'essaye de les faire sortir chaque jour surtout pour qu'ils prennent le soleil et le bain. Ils sont séparés fin novembre alors que la mue est presque terminée. Au moment de la séparation, je leur mets à chacun dans le bec un comprimé de Téniverm contre les vers.

Concernant l'alimentation, je donne quatre mélanges différents de la gamme Finesse de chez Natural : L'Elevage, le Light, le Sport et le Mue. L'idée est de leur donner juste à manger ce dont ils ont besoin. Idéalement, je leur donne trois repas légers par jour. Je pense que la façon de nourrir joue beaucoup dans la réussite. Pour la vitesse et le demi-fond, il ne faut pas trop nourrir. Pour le fond, c'est autre chose.

Résultats : En 2020, je réussis à me classer en haut du podium avec une première place au championnat de la meilleure colonie. Mais aussi, deuxième As Pigeon Vieux et premier As Pigeon Yearling. Je n'ai rien changé à la méthode, alors que s'est il passé ? Je pense que les vents m'étaient plus favorables mais pas seulement. Je crois aussi que la santé de mes pigeons était meilleure. Effectivement, la méthode de Jean-Pierre Duchatel qui se rapproche de celle de Maurice Besse, comme celle du Mapp-System d'Alexandre Margris n'est pas l'arrivée de nouveaux produits magiques. Non, c'est un retour vers la nature et cela est une toute autre philosophie. Cela ne se passe pas facilement comme ça par l'utilisation de produits. Il faut du temps et il faut se relever les manches toute l'année, ne pas craquer à la facilité avec un traitement antibiotique ou des compléments alimentaires hors de prix. Le pigeon est naturellement robuste et il ne faut pas l'abîmer par des traitements répétés. Bien au contraire, il faut l'aider à développer une immunité solide et naturelle pour qu'il soit capable de vaincre les nouveaux virus qui nous font si peur aujourd'hui.

En conclusion, je ne suis pas de ceux qui pensent que la colombophilie va disparaître. C'est une activité extraordinaire qui certes n'est plus à la mode aujourd'hui dans ce monde de fous mais qui survivra toujours grâce à un noyau d'amateurs passionnés. Le pigeon voyageur est un oiseau merveilleux. Nous l'aimons et il nous apporte tant de joie lorsqu'il arrive au colombier, tant d'espoir lorsqu'il est engagé dans la compétition. Et c'est aussi un lien d'amour entre des hommes qui partagent la même passion. Ce ne sont pas les pigeons qui nous divisent mais les hommes autour.

Le pigeon voyageur, c'est l'amour, la liberté et l'amitié. Des valeurs éternelles !

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Z
Bonjour ceci est magnifiquement dit . Cordialement YZ
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